Il ne devait pas y avoir de sujets tabou. Tout serait mis sur la table. La réforme des retraites, les mesures pour l'emploi et les chômeurs en fin
de droits : Le sommet social qui a réuni ce lundi 15 février 2010, les partenaires sociaux à l'Élysée s'et terminé sans une seule annonce concrète. Nicolas Sarkozy a simplement défini un
calendrier. Mécontents par les intentions du gouvernement en matière d'emploi, cinq syndicats annoncent une journée d'action pour le 23 mars prochain.
Le chef de l'Etat renvoie la balle aux partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy qui présidait aujourd'hui à l'Elysée le sommet social destiné à définir les nouvelles règles du jeu en matière de retraite et d'emploi a rassuré sur les retraites mais agacé sur l'emploi.
SUR LES RETRAITES
Ou l'art de communiquer : Le chef de l'État laisse jusqu'à l'automne aux partenaires sociaux pour se mettre d'accord. Le principal point d'achoppement pourrait se situer autour de la définition de l'age légal de départ à la retraite. De simples règles économiques et fiscales contraignantes pourraient faire sortir de la négociation par le haut les partisans de la retraite légale à 60 ans et satisfaire ceux qui promeuvent de repousser un droit à la retraite à 61, 62 voir 67 ans.
SUR L'EMPLOI
Pas de "bilan étape" prévu avant le mois d'avril. Il concernera les mesures d'aides publiques lancées pendant la crise. Il s'agit de mesures qui avaient été adoptées lors du sommet social du 18 février 2009.
- Une meilleure indemnisation du chômage partiel.
- La baisse d'impôt pour trois à quatre millions de foyers
- Une prime exceptionnelle de 500 euros pour les chômeurs.
SUR LE DOSSIER DES CHÔMEURS EN FIN DE DROIT
Nicolas Sarkozy renvoie la patate chaude aux partenaires sociaux qui ont en charge, les règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi par l'assurance chômage.
Le dossier est potentiellement une bombe à retardement. Selon certains experts, un million de personnes pourrait se retrouver d'ici la fin de l'année 2010 avec, pour vivre, les seuls minima sociaux. Moins de 500 euros par mois.
Laurent Wauquiez à d'ores déjà écarté la création d'une aide supplémentaire pour les chômeurs en fin de droit. Le secrétaire d'État à l'emploi privilégie un système qui serait basé sur une formation rémunérée, plus efficace.
Plutôt réservés, les syndicats ont exprimé, dès leur sortie de l'Élysée, leur préoccupation sur les intentions du gouvernements. A la CGT on entend faire prendre le plus rapidement possible la parole aux salariés (comprenne qui voudra). Chez Force Ouvrière, on admet, concernant la réforme des retraites, que le consensus sera très difficile à trouver.
Ce soir la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires et l'UNSA appellent à une journée de mobilisation le 23 mars prochain, pour la défense de l'emploi, des retraites et du pouvoir d'achat.



