Numéro de séduction mêlant indignation, compassion et engagements, l'opposition, du NPA d'Olivier Besançenot au FN de Marine Le Pen, juge
avec sévérité la prestation télévisée hier de Nicolas Sarkozy. Tous l'ont trouvé éloigné des préoccupations des Français.
Ambiance café et discussion sans chichi voila ce qu'a tenté de faire TF1 hier en invitant durant deux heures, Nicolas Sarkozy à s'entretenir avec onze français choisis par la chaine. On retiendra cette productrice de lait qui a emprunté pour nourrir sa famille, un retraité obligé de retravailler en raison d'une trop petite retraite, un chef d'entreprise inquiet de l'arrivée prochaine de la taxe carbone, une jeune diplômée au chômage, un syndicaliste breton, Pierre Le Ménahès, employé dans une entreprise de sous-traitance automobile et qui a eu le mérite de bousculer un peu le protocole (voir la vidéo ci-dessus), ou encore un père de famille originaire de la banlieue et une infirmière.
Si sur la forme, l'idée était intéressante, on peut toutefois regretter le manque de fonds du débat. Un "panel" souvent sous le charme ; peu d'annonces et quelques promesses en forme d'incantation sur la baisse annoncée du chômage ou la conviction martelée de Nicolas Sarkozy du bien fondé de sa politique économique et sociale.
Un exercice certes inédit qui a au moins eu le mérite d'exister mais dont on peu regretter que l'essentiel a déjà été dit par le chef de l'état lors de précédentes allocutions. On pourrait citer la réforme de l'université, l'entrée en vigueur au 1er février prochain, de la loi protégeant pour partie le patrimoine des artisans ou le soutien sans faille qu'entend maintenir Nicolas Sarkozy et plus généralement le gouvernement, vis à vis du secteur agricole français.
Ce soir (26/01/10) Martine Aubry sera l'invitée du 20 heure de TF1. Une forme de droit de réponse moins scénarisée mais qui permettra peut-être, à la 1ere secrétaire du PS de dessiner sinon un projet, un oeil critique et sans doute plus libre que le panel de la Une hier.



