Les banquiers seront taxés sur les bonus qu'ils verseront à leurs employés. Un mesure temporaire qui sera fonction du montant.
Les sommes récoltées serviront à financer des aides au retour à l'emploi.
Le gouvernement britannique a donc décidé de frapper au portefeuille les banques qui persisteraient à payer de copieux bonus à leurs employés, en les taxant lourdement. Shocking à la City. Mais cette mesure pourrait aider les travaillistes à marquer des points dans l'opinion.
Cette taxe devrait rapporter à l'Etat plus de 600 millions d'euros.
Selon le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, cette mesure apparemment sans équivalent dans le monde servira à financer des aides au retour à l'emploi.
Cette taxe anti-bonus vise ainsi à inciter les banques à consacrer leurs bénéfices au redressement de leurs fonds propres plutôt qu'à verser d'énormes primes.
"(...) je suis déterminé à récupérer de l'argent pour le compte des contribuables", a expliqué Alistair Darling.
Déterminé, le gouvernement précise qu'il veillera à faire rentrer dans le rang les banques qui tenteraient de contourner cette mesure dissuasive.
LES RÉACTIONS SONT NOMBREUSES
- L'Association des banquiers britanniques a dénoncé une mesure qui risque de réduire l'attractivité de la place londonienne;
- Les assureurs qui échappent à cette mesure, estiment que cela pourrait s'avérer contre-productif et inciter les banques à remplacer les primes par des augmentations de salaires.
- Le patron du Medef local, Richard Lambert, a dénoncé quant à lui "une mesure populiste" qui risque de déclencher un exode des employés les plus talentueux hors du Royaume.
- L'opposition y voit quant à elle une invitation à l'évasion fiscale.



