Eric Woerth, assure ne pas bluffer. Le ministre du budget assure détenir une liste de 3 000 contribuables soupçonnés d'avoir des comptes non déclarés en Suisse. Éric Woerth dément par ailleurs leur offrir une quelconque "amnistie" en échange du rapatriement de ces fonds.
"Ce n'est pas du bluff, c'est la vérité. On ne bluffe pas avec ce genre de choses, c'est sérieux. C'est la suite logique de tout ce qui s'est fait depuis le G20 (de Londres) sur la transparence financière", a déclaré le ministre sur France 5 en réponse au scepticisme affiché par les milieux bancaires suisses sur l'existence de cette liste.
PAS D'AMNISTIE
Eric Woerth a également réfuté les critiques du Parti socialiste qui
accuse le gouvernement de proposer une "amnistie fiscale" à ces
contribuables en leur permettant de régulariser leur situation.
"Ce
n'est pas une amnistie. Une amnistie, c'est de ne rien payer ou de
payer une somme ridicule", alors que la cellule mise en place par Bercy
depuis avril permet le rapatriement des avoirs frauduleux à condition
de s'acquitter de l'impôt, des intérêts de retard et de pénalités
(entre 0 et 80% des intérêts selon les cas), a-t-il souligné.
Seule concession, cette procédure, en vigueur jusqu'au 31 décembre, permet aussi d'échapper à d'éventuelles poursuites pénales.



