Nicolas Sarkozy s'est déclaré ouvert à un relèvement du plafond de défiscalisation de l'impôt de solidarité sur la fortune actuellement fixé à 50.000 euros, pour financer les entreprises et l'emploi. Ce plafond pourrait passer à 100.000 euros.
Nicolas Sarkozy qui participait à une table ronde sur la recherche à Aix en Provence ce mardi dans les Bouches-du-Rhône a donné le feu vert à Christine Lagarde, la ministre de l'économie, pour relever le plafond de défiscalisation de l'impôt de solidarité sur la fortune.
Autrement dit, tout contribuable assujetti à l'ISF pourra, non plus défiscaliser 50.000 euros mais 100.000 mille euros (si le chiffre est confirmé) à condition qu'il investisse cet argent dans les PME.
BONNE OU MAUVAISE IDÉE ?
L'idée a le mérite d'exister sauf qu'on aurait pu espérer qu'une partie de cet argent estimé par le chef de l'État lui même à près d'un milliard d'euros, n'aille pour partie, au remboursement de la dette.
Comme Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il n'était pas dans ses intentions de supprimer l'ISF, on peut croire légitimement que la mesure sera perenne.
Ce que l'on peut regretter dans le même temps, c'est qu'une fois encore, même si la mesure défend l'esprit du gagnant/gagnant, aucun geste supplémentaire ne soit fait en direction des catégories de Français les plus précaires ou en situation délicate.
L'idée des trois tiers avancée en février par Nicolas Sarkozy, à savoir que les profits des entreprises soient répartis en trois
tiers (un tiers pour les actionnaires, un pour les salariés et un pour
les investissements) même si elle relève d'une idéologie in tentinet marxiste, aurait eu dans ce cas précis et en ces temps difficiles une certaine vertu.



