C'est un véritable camouflet pour la majorité qui un an à peine après le rejet dans les mêmes conditions de la loi sur les OGM, repart avec sa loi Hadopi sous le bras.
Le parlement à rejeté ce midi le projet de loi sur le téléchargement illégal sur Internet faute de suffisamment de députés UMP dans l'hémicycle. Le texte sera finalement représenté à l'Assemblée Nationale le 28 avril prochain.
Malgré ce coup dur, la ministre de la Culture Christine Albanel entend continuer le combat.
Elle a annoncé cet après midi que le texte "protection de la création sur internet" serait de nouveau débattu devant le parlement le 28 avril prochain.
Visiblement vexée du peu d'intérêt porté par la majorité à son texte, Christine Albanel a préféré dénoncer "une manœuvre cynique de l'opposition et fait part de sa détermination intacte à se battre pour la défense des créateurs et contre le pillage des œuvres".
Les sénateurs de l'opposition s'étaient eux abstenus.
DROITE DANS SES BOTTES
Christine Albanel n'en démord pas. Selon la ministre, le texte qu'elle défend depuis des mois est un texte particulièrement équilibré, renforcé par les échanges entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Quelle extase quand on sait que les sénateurs sont même allés jusqu'à rajouter hier que tout internaute dont la connexion serait suspendue (de deux mois à un an) devrait continuer de payer son abonnement.
Les propos tenus par Christine Albanel parlent d'eux-même.
Nous nous trouvons dit-elle en substance (...)"au cœur d'une crise causée par le pillage des œuvres sur internet et qui appelle des mesures d'urgence". C'es exactement l'inverse qu'il faut faire. Vous vous trompez madame et je vais vous dire pourquoi.
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