La justice a fait preuve d'indépendance cet après midi.
Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'Yldune Lévy la compagne de Julien Coupat.
La jeune fille est écrouée depuis le 15 novembre dans l'enquête sur les sabotages de lignes de TGV.
Yldune Lévy reste mise en examen notamment pour "association de malfaiteurs et destructions en relation avec une entreprise terroriste".
Seul le principal suspect des sabotages de lignes de TGV, Julien Coupat, reste en détention après deux décisions contradictoires rendues dans ce dossier.
Yldune Lévy sortira de prison ce soir au plus tard à minuit.
Yldune Lévy a obligation de résider à Paris, de se présenter une fois par
semaine à la police et a interdiction de rencontrer les autres
protagonistes de l'affaire.
Son compagnon, Julien Coupat, le supposé chef du
groupe des saboteurs, reste à ce jour, le seul incarcéré dans cette affaire.
Julien Coupat serait le chef supposé du groupe des saboteurs, un groupuscule violent de "l'ultra-gauche" a en croire les services de l'antiterrorisme.
LE DÉBAT SUIT SON COURS
Les proches des accusés appuyés par des organisations de gauche estiment qu'il a été construit par le pouvoir avec un but politique.
Le débat a même gagné hier le monde judiciaire.
Le Syndicat de la
magistrature a dénoncé dans un communiqué une
"instrumentalisation" de la justice. Il s'agit là dune démarche exceptionnelle
qui n'a pas été au goût de tout le monde et notamment au goût du juge d'instruction chargé du dossier, Thierry Fragnoli.
(photo-AFP)



